HalimaDoula dépression baby-blues burn-out

Quand ça va mal

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C’est quoi un « baby-blues »? À la maternité tout allait bien, de retour chez moi je me sens déprimée, que m’arrive-t-il? Je pleure tout le temps et je n’ai plus envie de m’occuper de mon bébé, est-ce que je fais une dépression? Ma partenaire n’a plus aucune patience avec notre enfant, elle s’énerve vite et fort, qu’est-ce que je peux faire? Notre enfant ne fait pas ses nuits, son papa manque de sommeil, je ne le reconnais plus: peut-il souffrir de burn-out parental?

Les termes « baby-blues », « dépression », « psychose puerpérale », « burn-out » ou « épuisement parental » sont fort présents dans les médias concernant la parentalité. De nombreuses conférences sont accessibles, mais aussi des articles, forums, groupes de discussions. Je vous partage ci-dessous la compréhension que j’en ai, et en quoi une doula peut être une ressource pour traverser ces périodes de détresse.

Baby-blues

Le baby-blues définit une courte période de déprime liée au changement hormonal suivant l’accouchement et le démarrage de la lactation (qu’il y ait allaitement ou pas, ici lactation = production). Le baby-blues concerne donc uniquement la personne qui a accouché.

Il survient généralement quelques jours après l’accouchement et dure quelques jours. Quand la mère a accouché en maternité, ce changement hormonal survient généralement au moment du retour à la maison, qui en lui-même provoque stress et inquiétudes. Le phénomène physiologique, que certaines ne ressentent pas, peut donc prendre une ampleur insurmontable pour d’autres.

Si vous redoutez, pensez souffrir de, ou craignez que votre partenaire souffre de baby-blues, contactez votre sage-femme ou médecin de famille. Le baby-blues est un phénomène de courte durée liée à la physiologie de l’accouchement et n’est donc pas à confondre avec des phénomènes plus durables comme la dépression ou le burn-out.

Dépression et/ou burn-out

Où finit la dépression, où commence le burn-out? Je ne sais pas, je crois que les deux sont intimement liés.

La dépression est latente, comme une ombre qui est toujours présente. C’est un état de grande tristesse, de découragement, de désespoir. Elle peut se manifester par de la mollesse ou au contraire par un état anxieux, le traitement différera d’une personne à une autre. On ne la ressent pas tout le temps avec la même intensité, ce qui peut avoir pour effet l’incompréhension, voir l’indifférence de l’entourage (« mais tu as l’air d’aller bien »).

Le burn-out, lui, est invisible, on l’oublie jusqu’à ce qu’il explose, que la personne explose avec violence. Le burn-out, c’est quand on a brûlé tout ses ressources (« burn » en anglais) et que « ça sort » (« out ») souvent contre notre gré: c’est une réaction de survie. Épuisé de toutes ses ressources physiques et mentales, le corps se défend. Comme dans le cas de la dépression, soit il s’arrête de fonctionner (démission), soit il se perd à chercher une porte de sortie dans l’hyperactivité.

Au contraire du baby-blues, la dépression et le burn-out parental peuvent toucher autant la personne qui a accouché que le·la partenaire. Ce sont des maladies invisibles, difficiles à diagnostiquer et à traiter. La prise en charge médicale est indispensable. En tant que doula, je ne dis pas que vous devez prendre des médicaments, mais que le suivi par un médecin est indispensable. Pour ma part, je suis suivie par un médecin généraliste pour mon alimentation car pour moi, certains aliments aggravent les symptômes dépressifs, je suis suivie par un autre médecin généraliste pour un traitement naturel car je n’ai pas supporté les anti-dépresseurs, je suis accompagnée en thérapie par une psychologue spécialisée dans le burn-out parental, et je participe à divers ateliers et activités de développement personnel et de bien-être selon mon état du moment.

Mon conseil sera donc le suivant si vous pensez souffrir ou que votre partenaire souffre de dépression et/ou de burn-out: consultez un médecin, trouvez les personnes qui vous accompagnent de manière efficace selon vos croyances, envisagez un suivi et un accompagnement global et surtout, consultez uniquement des personnes spécialisées.

En tant que doula je réponds à vos questions sur ces différentes thématiques et vous réfère des médecins et thérapeutes de confiance. Dans un cadre bienveillant et non-jugeant, nous discutons de votre situation sans avoir peur des mots ni des questions qui dérangent.

Je vous invite à consulter le site consacré au projet documentaire de Marie Betbèze et à visionner le film « j’ai mal à ma maternité« .

En cas de doute ou pour toute questions contactez l’association Maman Blues qui traite des difficultés maternelles en France, et dispose d’un répertoire de confiance en Belgique.

Si vous sentez que vous, votre partenaire et/ou votre enfant est en danger, contactez rapidement une personne de confiance qui interviendra immédiatement. Sentez-vous libre d’appeler la police en cas de violence. Contactez le médecin de famille pour consulter et être redirigé·e vers les professionnel·les adéquat·es. Seul une médecin peut poser le diagnostic de baby-blues et/ou dépression et/ou burn-out et prescrire un traitement adapté. Ne restez pas sans suivi médical si vous pensez être dans une situation de baby-blues, dépression et/ou burn-out: vous ne vous en sortirez pas seul·e.

« A mother survives. Most of all, she survives her hatred for her baby. A mother who has been held as a baby is able to endure her hatred because she knows that she will not vent her anger on her baby or destroy him. She is the victor because she does not convert her angry thoughts and emotions into actions that would abuse or hurt her baby. When they return from the park she feeds her baby and holds him. They may have a conversation or game together. She continues to soothe him when he cries, though she might feel like crying herself. Typically, a mother does not appreciate the full extent of her victory. Her anger terrifies her even though it brought not a shred of harm to her baby and she went right on being an ordinary devoted mother. » Louise Kaplan

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